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Je vous souhaite à tous un joyeux temps des fêtes!
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Un documentaire sur les enfants maltraités, réalisé par Paul Arcand, le métrage qui a fait et fera parler le Québec tout entier pendant encore longtemps. Un Québec qui s'est tu pendant des années. Une souffrance étouffée…des cœurs d'enfants innocents meurtris, brisés à jamais par un silence indescriptible. Une souffrance qui prend différentes formes…morale, psychologique, sexuelle. Une souffrance qui va au delà des mots. Des enfants maltraités par des adultes. Des enfants non voulus qui en paieront le prix; souvent le prix de leur propre vie.
Mais pourquoi? Pourquoi des adultes demeurent dans l'ombre quand ils savent??? Quand ils voient et entendent??? Est-ce la peur ou bien une trop et beaucoup trop grande négligence…Le silence est un crime face à une enfance déchirée par tant d'atrocité.
Avons-nous oublié l'innocence des enfants. Leur besoin d'être aimé et protéger. C'est notre devoir à tous de crier haut et fort ce crime contre l'humanité. Dénonçons le mal fait aux enfants. Ils ont besoin de leur dignité. Il est temps de briser le silence et de dire ce que nous savons. Il est temps d'enseigner aux enfants qu'il ne faut pas étouffer ces gestes qui font agoniser tant de petits sans défense.
Mais à qui le dire??? À des amis, des parents, des professeurs, à un travailleur social, à la direction de la protection de la jeunesse…Peu importe. Ce qui importe c'est de crier. Il faut que tout cela cesse. Après tout nous vivons dans un Québec qui clame la liberté…alors rendons là aux enfants…
Le documentaire de M. Arcand dénonce aussi la DPJ. On nous laisse voir à travers le film que les familles d'accueils sont souvent mal organisées et que les enfants sont ainsi ballottés d'une famille à l'autre. Qu'il n'y a rien de stable. On nous montre des chambres d'isolement. Des choses qui sèment le doute et qui font peur. Mais il faut se demander où est le juste milieu? Passer sous silence ou aller frapper à la porte de la direction de la protection de la jeunesse? Il faut voir avant tout à la vie des enfants. C'est ce qui est le plus important: les sauver.
À la DPJ, dirigé par le gouvernement, on se dit justement ravis que le sujet soit reporté au centre de l'actualité. Néanmoins, ils se disent inquiets, parce qu'ils craignent que les cas d'enfants abusés soient moins signalés qu'auparavant. Le film de M. Arcand révèle des choses assez troublantes sur la DPJ. À la DPJ on qualifie de "brutal" le point de vue présenté par le documentaire. Le directeur général de cet organisme, a déclaré que Paul Arcand a nié ce que la DPJ a réussi. Mais il ne nie pas que ce qu'il ce dit dans le film est réel, et ce déroule, invraisemblablement, encore en 2005! Il a aussi ajouté "Nous n'avons pas besoin d'un coup de poing, mais d'un coup de main", dans un communiqué de presse, quelques temps après le lancement du documentaire.
Mais le film, qu'ils le veuillent ou non, va ébranler la DPJ. C'est tant mieux, a estimé le réalisateur. «Un documentaire n'est pas là pour faire des nuances. [...] J'ai tendance à y aller avec la manière forte, mais c'est en même temps pour dire : je pense que ça n'a pas de bon sens !», avait confié M. Arcand à un journaliste de Radio-Canada, lors de la sortie du film.
Les cas d'enfants maltraités, au Québec, ont augmentés terriblement depuis 1998, ils ont augmentés de 125%! Mais selon Jean Charest, ce serait parce que les gens portent plus d'attention au sujet depuis quelques temps.
Selon ceux qui ont vu le film, il est difficile de rester insensible devant les salles d'isolements de la DPJ, et les mesures de contention prises par les intervenants, les mêmes qui ont menés le gouvernement du Québec à rendre des comptes à l'Organisation des Nations Unies il y a peu de temps de cela. Pour M. Camil Picard, directeur du Centre de jeunesse de la Montérégie, les salles d'isolements sont nécessaires. «On ne peut tout simplement pas mettre la clé dans la porte des unités d'isolement sans avoir recours à la camisole chimique, et ça, on le refuse.», a dit M. Picard au journal Le Devoir.
Nous pouvons aussi voir les choses d'une façon différente. Des enfants ont été sauvés par la DPJ. Abandonnés et laissés à eux-mêmes ils en seraient probablement morts. La DPJ n'est pas la seule responsable. Le gouvernement doit agir. Il doit passer un nouveau projet de loi visant à réduire le nombre d'enfants par intervenant et ainsi réduire les délais aux fins d'évaluation. Le gouvernement va devoir investir. Nous avons besoin d'un système mieux structurer afin que la DPJ donnent encore plus aux enfants dans le besoin.
Pour terminer disons qu'il s'agit là d'un débat qui n'est pas près de se terminer. Face à un crime aussi grand la société doit réagir et vite. Mettons un frein à toutes ces atrocités. Dénonçons au nom de la vie! |
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